Fiches de révision management BTS : théories des organisations, stratégie, SWOT, PESTEL, Porter, RH, marketing, culture d'entreprise et RSE.
Le management des entreprises en BTS est un enseignement transversal qui vise à donner aux étudiants une vision globale du fonctionnement des organisations. Cette fiche couvre l'intégralité du programme officiel 2025-2026 : les théories fondatrices du management, les structures organisationnelles, le management stratégique, la gestion des ressources humaines, les fondamentaux du marketing, la gestion de projet, la culture d'entreprise, la responsabilité sociétale (RSE) et les processus de décision.
Frederick Winslow Taylor (1856-1915) — L'Organisation Scientifique du Travail (OST)
Taylor est le fondateur du management scientifique. Son approche repose sur quatre principes :
Le taylorisme a permis des gains de productivité considérables, mais il a été critiqué pour la déshumanisation du travail, la monotonie des tâches répétitives et le manque de considération pour les besoins psychologiques des travailleurs.
Henri Fayol (1841-1925) — L'administration et les fonctions de l'entreprise
Fayol a défini les cinq fonctions du management (POCCC) :
Fayol a également identifié 14 principes d'administration parmi lesquels : la division du travail, l'autorité et la responsabilité, la discipline, l'unité de commandement (un seul supérieur par subordonné), l'unité de direction, la subordination de l'intérêt particulier à l'intérêt général, la rémunération équitable, la centralisation, la hiérarchie, l'ordre, l'équité, la stabilité du personnel, l'initiative et l'union du personnel (esprit de corps).
Max Weber (1864-1920) — La bureaucratie rationnelle
Weber a théorisé trois formes d'autorité légitime :
Elton Mayo (1880-1949) — L'expérience de Hawthorne
Les expériences menées à l'usine Hawthorne de Western Electric (1924-1932) ont révélé que la productivité des travailleurs dépend non seulement des conditions matérielles de travail, mais surtout des facteurs psychosociaux : l'attention portée aux salariés, la dynamique de groupe, le sentiment d'appartenance et la reconnaissance. C'est l'effet Hawthorne : le simple fait d'être observé et considéré améliore la performance.
Mayo a ainsi montré que l'homme au travail n'est pas uniquement motivé par le salaire (contrairement aux hypothèses de Taylor), mais aussi par le besoin d'être intégré à un groupe social et reconnu dans son travail.
Abraham Maslow (1908-1970) — La pyramide des besoins
Maslow a hiérarchisé les besoins humains en cinq niveaux :
Selon Maslow, un besoin de niveau supérieur ne devient motivant que lorsque les besoins de niveau inférieur sont satisfaits.
Frederick Herzberg (1923-2000) — La théorie bi-factorielle
Herzberg distingue deux types de facteurs :
Pour motiver les salariés, il ne suffit pas d'améliorer les conditions de travail (facteurs d'hygiène) ; il faut enrichir le contenu du travail (facteurs de motivation).
Henry Mintzberg (né en 1939) — Les 10 rôles du manager et les 5 configurations organisationnelles
Mintzberg a identifié 10 rôles du manager regroupés en trois catégories :
Peter Drucker (1909-2005) — Le management par objectifs (DPO/DPPO)
Drucker a introduit le concept de Direction Par Objectifs : chaque collaborateur se voit fixer des objectifs SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporellement définis) négociés avec son supérieur. L'autonomie est accordée sur les moyens, mais les résultats sont contrôlés. Ce mode de management favorise la responsabilisation et la motivation.
Victor Vroom (né en 1932) — La théorie des attentes (VIE)
La motivation d'un individu dépend de trois facteurs :
Motivation = V × I × E. Si l'un des trois facteurs est nul, la motivation est nulle.
Structure fonctionnelle : l'entreprise est organisée par fonctions (production, marketing, finance, RH). Avantage : spécialisation et expertise. Inconvénient : cloisonnement entre les services (silos), lenteur de la communication transversale. Adaptée aux PME et aux entreprises mono-activité.
Structure divisionnelle : l'entreprise est organisée par divisions autonomes (par produit, par marché géographique ou par type de clientèle). Chaque division dispose de ses propres fonctions. Avantage : flexibilité, réactivité, responsabilisation. Inconvénient : duplication des ressources, risque de rivalité entre divisions. Adaptée aux grandes entreprises diversifiées.
Structure matricielle : combine la logique fonctionnelle et la logique projet/produit. Chaque collaborateur a un double rattachement hiérarchique (responsable fonctionnel + chef de projet). Avantage : transversalité, innovation. Inconvénient : complexité, conflits d'autorité, ambiguïté. Adaptée aux entreprises innovantes et aux projets complexes.
| Configuration | Mécanisme de coordination | Partie clé | Exemple |
|---|---|---|---|
| Structure simple | Supervision directe | Sommet stratégique | Start-up, TPE |
| Bureaucratie mécaniste | Standardisation des procédés | Technostructure | Usine, administration |
| Bureaucratie professionnelle | Standardisation des qualifications | Centre opérationnel | Hôpital, université |
| Structure divisionnalisée | Standardisation des résultats | Ligne hiérarchique | Grand groupe diversifié |
| Adhocratie | Ajustement mutuel | Support logistique | Agence de design, cabinet de conseil |
Le diagnostic stratégique analyse l'environnement de l'entreprise et ses ressources internes pour formuler une stratégie adaptée. Il se décompose en diagnostic externe et diagnostic interne.
L'analyse PESTEL (diagnostic macro-environnement) :
Les 5 forces de Porter (diagnostic micro-environnement) :
L'analyse SWOT (synthèse du diagnostic) :
| Positif | Négatif | |
|---|---|---|
| Interne | Strengths (Forces) | Weaknesses (Faiblesses) |
| Externe | Opportunities (Opportunités) | Threats (Menaces) |
Michael Porter a identifié trois stratégies génériques :
La chaîne de valeur décompose les activités de l'entreprise pour identifier les sources d'avantage concurrentiel :
Activités principales : logistique interne, production, logistique externe, commercialisation et vente, services après-vente. Activités de soutien : infrastructure de l'entreprise, gestion des ressources humaines, développement technologique, approvisionnement.
La marge de l'entreprise est la différence entre la valeur totale perçue par le client et le coût total des activités. L'objectif est d'optimiser chaque maillon pour maximiser la valeur créée.
La matrice BCG classe les domaines d'activité stratégique (DAS) selon deux critères : le taux de croissance du marché et la part de marché relative de l'entreprise.
| Part de marché forte | Part de marché faible | |
|---|---|---|
| Croissance forte | ⭐ Vedettes (Stars) | ❓ Dilemmes (Question marks) |
| Croissance faible | 🐄 Vaches à lait (Cash cows) | 🐕 Poids morts (Dogs) |
Le processus de recrutement comprend :
La formation professionnelle continue est un droit et une obligation en France. L'entreprise doit contribuer au financement de la formation (contribution légale) et proposer un plan de développement des compétences. Les salariés disposent du Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer des formations certifiantes.
Au-delà de Maslow et Herzberg :
La GPEC est une démarche anticipatrice qui vise à adapter les ressources humaines (en quantité et en compétences) aux besoins futurs de l'entreprise. Elle repose sur un diagnostic des écarts entre les ressources actuelles et les besoins prévisionnels, et met en place des actions correctives : formation, recrutement, mobilité interne, reconversion.
Les 4P classiques :
Les 3P supplémentaires (services) :
| Phase | Caractéristiques | Stratégie |
|---|---|---|
| Lancement | Ventes faibles, investissements élevés, résultat négatif | Faire connaître le produit, distribution sélective |
| Croissance | Ventes en hausse, apparition de la concurrence, résultat en hausse | Élargir la distribution, différencier le produit |
| Maturité | Ventes maximales, marché saturé, résultat élevé | Fidéliser, réduire les coûts, relancer par l'innovation |
| Déclin | Ventes en baisse, résultat en baisse | Réduire les coûts, retirer le produit ou le repositionner |
La gestion de projet applique des méthodes structurées pour atteindre un objectif dans un cadre défini de coût, délai et qualité (triangle de la gestion de projet).
Les étapes d'un projet :
La culture d'entreprise est l'ensemble des valeurs, croyances, normes, rituels et symboles partagés par les membres d'une organisation. Elle constitue le « ciment » qui unit les collaborateurs et influence les comportements.
Composantes : valeurs fondatrices (innovation, excellence, solidarité), mythes et héros (fondateurs, réussites emblématiques), rites et rituels (réunions, séminaires, événements), symboles (logo, code vestimentaire, aménagement des locaux), tabous (sujets non abordés).
La RSE désigne l'intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans leurs activités et leurs relations avec les parties prenantes (stakeholders).
Les trois piliers du développement durable appliqués à l'entreprise :
La norme ISO 26000 fournit un cadre de référence pour la RSE autour de sept questions centrales : gouvernance, droits de l'Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communautés et développement local.
Herbert Simon (1916-2001, prix Nobel d'économie 1978) a montré que les décideurs ne prennent pas de décisions parfaitement rationnelles. Leur rationalité est limitée par :
Simon distingue trois phases dans le processus de décision : intelligence (identification du problème), modélisation (recherche et évaluation des solutions), choix (sélection de la solution « satisfaisante » plutôt qu'optimale).
Le décideur ne cherche pas la solution optimale mais une solution satisfaisante (satisficing) — acceptable et réalisable dans les contraintes données.
| Thème | Points clés |
|---|---|
| École classique | Taylor (OST), Fayol (POCCC), Weber (bureaucratie) |
| Relations humaines | Mayo (Hawthorne), Maslow (pyramide), Herzberg (bi-factorielle) |
| Structures | Fonctionnelle, divisionnelle, matricielle, 5 configurations de Mintzberg |
| Diagnostic stratégique | PESTEL, 5 forces de Porter, SWOT |
| Stratégies | Domination par les coûts, différenciation, focalisation (Porter) |
| Outils stratégiques | Chaîne de valeur, matrice BCG |
| RH | Recrutement, formation, motivation (Maslow, Herzberg, Vroom), GPEC |
| Marketing | 4P/7P, SCP (segmentation, ciblage, positionnement), cycle de vie |
| RSE | 3 piliers (économique, social, environnemental), ISO 26000 |
| Décision | Simon (rationalité limitée), Ansoff (stratégique/tactique/opérationnelle) |