Fiches de révision maths brevet : Pythagore, Thalès, trigonométrie, fonctions, calcul littéral, probabilités et Scratch. Formules et exercices corrigés.
L'épreuve de mathématiques au Brevet des collèges dure 2 heures et est notée sur 100 points. Elle porte sur l'ensemble du programme de cycle 4 (5e, 4e, 3e), avec un accent particulier sur la classe de 3e. L'épreuve comporte entre cinq et sept exercices indépendants couvrant les quatre grands domaines : nombres et calculs, géométrie, fonctions, et statistiques-probabilités. Un exercice d'algorithmique (Scratch) est systématiquement présent.
Cette fiche de révision couvre de manière exhaustive chaque chapitre du programme officiel 2025-2026.
Les fractions sont omniprésentes au brevet. Vous devez maîtriser les quatre opérations.
Addition et soustraction : il faut réduire au même dénominateur.
Multiplication : on multiplie numérateurs entre eux et dénominateurs entre eux.
Division : diviser par une fraction, c'est multiplier par son inverse.
Simplification : toujours simplifier par le PGCD des numérateur et dénominateur.
Les puissances permettent d'écrire des nombres très grands ou très petits.
Règles fondamentales :
Notation scientifique : un nombre est écrit sous la forme a × 10^n, avec 1 ≤ a < 10.
Exercice type brevet : Calculer A = (2^3 × 2^5) / 2^4. On obtient A = 2^(3+5−4) = 2^4 = 16.
La racine carrée de a (avec a ≥ 0) est le nombre positif dont le carré vaut a.
Propriétés essentielles :
Simplification : on cherche un carré parfait sous la racine.
Attention : √(a + b) ≠ √a + √b. Par exemple, √(9 + 16) = √25 = 5, mais √9 + √16 = 3 + 4 = 7.
Le calcul littéral est central dans l'épreuve. Il faut savoir développer, factoriser et résoudre.
Développer : appliquer la distributivité.
Identités remarquables (à connaître par cœur) :
Exemples d'application :
Factoriser : c'est l'opération inverse du développement.
Équation du premier degré : ax + b = 0, soit x = −b/a.
Équation produit : un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul.
Inéquation : on résout comme une équation, mais on inverse le sens de l'inégalité quand on multiplie ou divise par un nombre négatif.
Mise en équation : au brevet, il est fréquent de devoir traduire un problème concret en équation. Identifiez l'inconnue, traduisez les données, résolvez, puis vérifiez la solution dans le contexte.
Divisibilité : a est divisible par b si le reste de la division euclidienne de a par b est 0.
Nombres premiers : un nombre premier n'a que deux diviseurs : 1 et lui-même. Les premiers nombres premiers sont : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31.
Décomposition en facteurs premiers :
PGCD (Plus Grand Commun Diviseur) : le plus grand nombre qui divise à la fois a et b.
Critères de divisibilité :
Énoncé : Dans un triangle rectangle, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés.
Si ABC est rectangle en A : BC² = AB² + AC²
Application directe : Un triangle ABC est rectangle en A avec AB = 3 cm et AC = 4 cm. Calculer BC.
BC² = 3² + 4² = 9 + 16 = 25, donc BC = √25 = 5 cm.
Réciproque (pour prouver qu'un triangle est rectangle) : Si BC² = AB² + AC², alors le triangle ABC est rectangle en A.
Contraposée (pour prouver qu'un triangle n'est PAS rectangle) : Si BC² ≠ AB² + AC², alors le triangle n'est pas rectangle.
Au brevet : le théorème de Pythagore est présent dans presque tous les sujets. Pensez à l'utiliser dans des situations concrètes (distance, diagonale d'un rectangle, hauteur d'un triangle).
Énoncé : Si deux droites sont coupées par deux droites sécantes en un même point, et si ces droites sont parallèles, alors les rapports des longueurs correspondantes sont égaux.
Configuration classique : Les droites (BC) et (DE) sont parallèles, A est le point d'intersection des sécantes.
AB/AD = AC/AE = BC/DE
Exemple : On donne AB = 4, AD = 6, AC = 3. Calculer AE.
AB/AD = AC/AE → 4/6 = 3/AE → AE = (3 × 6)/4 = 18/4 = 4,5 cm.
Réciproque (pour prouver que deux droites sont parallèles) : Si AB/AD = AC/AE et si les points sont dans le même ordre sur les sécantes, alors (BC) // (DE).
Attention : vérifiez toujours l'alignement des points et l'ordre des rapports. Si les points ne sont pas dans le même ordre (configuration en « papillon »), les rapports sont toujours valides mais les segments sont de part et d'autre du point d'intersection.
Dans un triangle rectangle, les rapports trigonométriques relient angles et côtés.
Définitions (dans un triangle rectangle, pour un angle aigu α) :
Moyen mnémotechnique : SOH-CAH-TOA
Valeurs remarquables :
| Angle | cos | sin | tan |
|---|---|---|---|
| 30° | √3/2 ≈ 0,87 | 1/2 = 0,5 | √3/3 ≈ 0,58 |
| 45° | √2/2 ≈ 0,71 | √2/2 ≈ 0,71 | 1 |
| 60° | 1/2 = 0,5 | √3/2 ≈ 0,87 | √3 ≈ 1,73 |
Calculer une longueur : Dans un triangle ABC rectangle en A, angle B = 35°, BC = 8 cm. Calculer AB.
cos(35°) = AB/BC → AB = BC × cos(35°) = 8 × cos(35°) ≈ 8 × 0,819 ≈ 6,55 cm.
Calculer un angle : AB = 5 cm, BC = 10 cm, triangle rectangle en A. Trouver l'angle B.
cos(B) = AB/BC = 5/10 = 0,5 → B = arccos(0,5) = 60°.
Symétrie axiale : chaque point est transformé en son symétrique par rapport à un axe. Le segment reliant un point et son image est perpendiculaire à l'axe et coupé en son milieu par l'axe.
Symétrie centrale : chaque point est transformé en son symétrique par rapport à un centre O. Le centre O est le milieu du segment reliant un point et son image.
Translation : elle déplace chaque point d'un même vecteur. Si M est translaté par le vecteur u, alors M' = M + u. La translation conserve les longueurs, les angles et le parallélisme.
Rotation : elle fait tourner chaque point d'un angle donné autour d'un centre. La rotation conserve les longueurs et les angles. Exemple : une rotation de 90° dans le sens anti-horaire autour de l'origine transforme le point (x, y) en (−y, x).
Homothétie : transformation de centre O et de rapport k. Si M' est l'image de M, alors OM' = k × OM. L'homothétie multiplie les longueurs par |k| et les aires par k². Si k > 0, M et M' sont du même côté de O. Si k < 0, ils sont de part et d'autre.
Les solides à connaître :
| Solide | Volume | Aire latérale |
|---|---|---|
| Cube (côté a) | a³ | 6a² (aire totale) |
| Pavé droit (L, l, h) | L × l × h | 2(Ll + Lh + lh) (aire totale) |
| Cylindre (rayon r, hauteur h) | πr²h | 2πrh |
| Cône (rayon r, hauteur h) | (1/3)πr²h | πr × g (g = génératrice) |
| Sphère (rayon r) | (4/3)πr³ | 4πr² |
| Pyramide (aire base B, hauteur h) | (1/3)Bh | somme des aires des faces |
| Prisme (aire base B, hauteur h) | B × h | périmètre base × h |
Sections de solides :
Patron : représentation aplatie d'un solide. Sachez reconstituer un solide à partir de son patron et inversement.
Agrandissement et réduction : si les longueurs sont multipliées par un coefficient k, alors les aires sont multipliées par k² et les volumes par k³.
Une fonction f associe à chaque valeur x de son ensemble de définition une unique valeur f(x).
Vocabulaire :
Lecture graphique : sur une courbe représentative, lire l'image de x revient à trouver l'ordonnée du point d'abscisse x. Trouver les antécédents de y revient à lire les abscisses des points d'ordonnée y.
Une fonction linéaire est de la forme f(x) = ax.
Lien avec la proportionnalité : une situation de proportionnalité se modélise par une fonction linéaire. Exemple : le prix est proportionnel au poids → P(x) = 3,5x (3,50 € par kg).
Une fonction affine est de la forme f(x) = ax + b.
Cas particuliers :
Déterminer une fonction affine à partir de deux points A(x₁, y₁) et B(x₂, y₂) :
Exemple : A(1, 3) et B(4, 9). a = (9 − 3)/(4 − 1) = 6/3 = 2. Puis 3 = 2 × 1 + b → b = 1. Donc f(x) = 2x + 1.
Lire un graphique :
Moyenne : somme des valeurs / nombre total de valeurs. Pour une série regroupée en classes, on utilise les centres de classe.
Médiane : valeur qui partage la série ordonnée en deux groupes de même effectif.
Étendue : différence entre la plus grande et la plus petite valeur. L'étendue mesure la dispersion de la série.
Quartiles :
Diagramme en boîte : représentation graphique montrant le minimum, Q1, la médiane, Q3 et le maximum. Il permet de comparer visuellement la distribution de plusieurs séries.
Vocabulaire :
Propriétés fondamentales :
Arbre de probabilités : outil pour représenter des expériences aléatoires successives.
Exemple : On tire deux billes dans un sac contenant 3 billes rouges et 2 billes bleues (avec remise).
Au brevet, un exercice est toujours consacré à l'algorithmique. Il utilise le langage Scratch (programmation par blocs).
Les structures de base :
Les types de boucles :
Les conditions (si ... alors ... sinon) :
Scratch est souvent utilisé pour tracer des figures géométriques :
Carré de côté c :
Triangle équilatéral de côté c :
Hexagone régulier de côté c :
Polygone régulier à n côtés :
Spirale carrée :
Un programme Scratch demande un nombre N à l'utilisateur, puis calcule la somme des entiers de 1 à N.
Pour N = 5 : Somme = 1 + 2 + 3 + 4 + 5 = 15. On peut vérifier avec la formule : N × (N + 1) / 2 = 5 × 6 / 2 = 15.
L'épreuve dure 2 heures pour 5 à 7 exercices. Consacrez environ 20 minutes par exercice et gardez 10 minutes pour relire.
| Formule | Domaine |
|---|---|
| (a + b)² = a² + 2ab + b² | Calcul littéral |
| (a − b)² = a² − 2ab + b² | Calcul littéral |
| (a + b)(a − b) = a² − b² | Calcul littéral |
| BC² = AB² + AC² | Pythagore |
| AB/AD = AC/AE = BC/DE | Thalès |
| cos α = adj/hyp | Trigonométrie |
| sin α = opp/hyp | Trigonométrie |
| tan α = opp/adj | Trigonométrie |
| V = πr²h | Cylindre |
| V = (4/3)πr³ | Sphère |
| V = (1/3)Bh | Cône, pyramide |
| f(x) = ax + b | Fonction affine |