Fiches de révision SVT terminale spécialité : génétique, géologie, plantes, système nerveux, immunité, glycémie. Programme complet bac 2026.
L'épreuve de spécialité SVT au baccalauréat dure 3 heures 30 et est notée sur 20 (coefficient 16). Elle comporte deux exercices : l’exercice 1 (évaluation des connaissances et pratique d’un raisonnement scientifique, noté sur 6 ou 7 points) et l’exercice 2 (pratique d’une démarche scientifique, noté sur 13 ou 14 points, à partir de documents). L’ensemble du programme est exigible.
Le génotype d’un individu résulte de la méiose et de la fécondation, deux mécanismes qui assurent le brassage génétique.
La méiose : division cellulaire qui produit 4 cellules haploïdes (n chromosomes) à partir d’une cellule diploïde (2n chromosomes). Elle comprend deux divisions successives :
Brassage interchromosomique : lors de l’anaphase 1, la répartition des chromosomes homologues de chaque paire se fait de manière aléatoire et indépendante d’une paire à l’autre. Pour n paires de chromosomes, on obtient 2^n combinaisons possibles. Chez l’humain (n = 23) : 2²³ ≈ 8,4 millions de combinaisons.
Brassage intrachromosomique (crossing-over) : pendant la prophèse 1, les chromosomes homologues appariés peuvent échanger des segments de chromatides. Ce phénomène crée des chromatides recombinantes portant de nouvelles combinaisons d’allèles. La fréquence des crossing-over augmente avec la distance entre les gènes sur le chromosome.
Fécondation : la rencontre aléatoire d’un gamète mâle et d’un gamète femelle rétablit la diploïdie (2n). Elle amplifie considérablement la diversité génétique : chaque zygote possède une combinaison unique d’allèles.
Anomalies de méiose : une non-disjonction des chromosomes (en division 1 ou 2) produit des gamètes aneuploïdes (par exemple trisomie 21 si le chromosome 21 est concerné).
Mutations : modifications de la séquence nucléotidique (substitution, insertion, délétion). Elles sont à l’origine de nouveaux allèles. Elles peuvent être neutres, bénéfiques ou délétères.
Duplications géniques : un gène est dupliqué par recombinaison inégale (crossing-over inégal). Les copies peuvent ensuite accumuler des mutations indépendantes et acquérir de nouvelles fonctions. Cela conduit à la formation de familles multigéniques : ensemble de gènes provenant d’un gène ancestral commun par duplications successives. Exemple : la famille des globines (α, β, γ, δ, ε, ζ).
Transferts horizontaux de gènes : transfert de matériel génétique entre organismes non apparentés (sans lien parent-descendant). Fréquents chez les bactéries (conjugaison, transduction, transformation), ils existent aussi chez les eucaryotes (endosymbiose, rétrovirus). Ils complexifient les génomes et rendent l’arbre du vivant plus réticulaire.
La lignée humaine regroupe l’ensemble des espèces qui, depuis le dernier ancêtre commun avec les chimpanzés, mènent à Homo sapiens.
Critères d’appartenance : bipédie (trou occipital centré, bassin court et large, fémur oblique), développement du volume crânien, réduction de la face, mandibule parabolique, industrie lithique (outils).
Comparaison génétique : l’ADN humain et celui du chimpanzé sont identiques à ≈ 98,7 %. Les différences portent sur des gènes de régulation, des duplications et des remaniements chromosomiques (fusion de deux chromosomes ancestraux donnant le chromosome 2 humain).
L’évolution humaine est buissonnante : plusieurs espèces ont coexisté (ex. Homo sapiens et Homo neanderthalensis). Des hybridations ont été mises en évidence (2 à 4 % d’ADN néandertalien chez les Européens actuels).
Datation relative : elle permet d’ordonner les événements géologiques sans connaître leur âge absolu.
Datation absolue (radiochronologie) : elle repose sur la désintégration radioactive d’isotopes pères en isotopes fils.
Ophiolites : fragments de lithosphère océanique (sédiments, basaltes en coussin, gabbros, péridotites) retrouvés en domaine continental. Témoins de la fermeture d’un ancien océan.
Marqueurs de subduction : la lithosphère océanique plongeante subit un métamorphisme de haute pression — basse température (HP-BT). On observe une succession de faciès métamorphiques : schiste vert → schiste bleu → éclogite, avec apparition de minéraux index (glaucophane dans le faciès schiste bleu, jadite + grenat dans le faciès éclogite). Ce métamorphisme témoigne de l’enfoncement de la plaque dans des conditions de pression croissante.
Les plantes sont des organismes fixés qui présentent une grande surface d’échange avec leur milieu :
Circulation de la sève :
La photosynthèse se déroule dans les chloroplastes et comprend deux phases :
Phase photochimique (phase claire) : dans les thylakoïdes. L’énergie lumineuse est captée par les pigments chlorophylliens (chlorophylle a, b et caroténoïdes). Elle permet :
Cycle de Calvin (phase sombre) : dans le stroma du chloroplaste. Le CO₂ est fixé sur une molécule à 5 carbones (RuBP) grâce à l’enzyme RuBisCO. L’ATP et le NADPH produits par la phase claire permettent de réduire le CO₂ en molécules organiques (G3P, puis glucose, saccharose, amidon).
Équation bilan : 6 CO₂ + 6 H₂O → C₆H₁₂O₆ + 6 O₂ (en présence de lumière et de chlorophylle).
Reproduction sexuée : la fleur contient les organes reproducteurs (pistil = organe femelle, étamines = organes mâles). La pollinisation est le transport du pollen des étamines vers le pistil.
Pollinisation :
Coévolution plante-pollinisateur : les caractères floraux (forme, couleur, nectar) et les caractères des pollinisateurs (trompe, comportement) ont évolué conjointement sous l’effet de la sélection naturelle.
Dissémination : les fruits et graines sont dispersés par le vent (anémochorie), les animaux (zoochorie) ou l’eau (hydrochorie). La dissémination évite la compétition entre parent et descendants.
Le réflexe myotatique est un réflexe d’étirement : l’étirement d’un muscle provoque sa contraction. C’est un réflexe monosynaptique (un seul relais synaptique dans la moelle épinière).
Arc réflexe :
Potentiel d’action : signal électrique de nature « tout ou rien » qui se propage le long de l’axone. Il résulte d’une dépolarisation membranaire (entrée de Na⁺) suivie d’une repolarisation (sortie de K⁺). L’information est codée en fréquence de potentiels d’action.
Synapse : zone de communication entre deux neurones. La transmission est chimique : l’arrivée du potentiel d’action provoque la libération de neurotransmetteurs (ex. acétylcholine) dans la fente synaptique. Ceux-ci se fixent sur des récepteurs post-synaptiques, générant un potentiel post-synaptique (excitateur ou inhibiteur).
Le mouvement volontaire est commandé par le cortex moteur primaire (aire motrice, en avant du sillon central). Chaque aire motrice contrôle les muscles du côté opposé du corps (commande controlatérale).
La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à modifier ses connexions synaptiques en fonction de l’expérience et de l’apprentissage. Les cartes motrices varient d’un individu à l’autre et évoluent au cours de la vie. Après une lésion, des aires voisines peuvent compenser partiellement la fonction perdue.
Le stress aigu active deux systèmes :
Rétrocontrôle négatif : un taux élevé de cortisol inhibe la sécrétion de CRH et d’ACTH, limitant la réponse.
Stress chronique : un excès prolongé de cortisol a des effets délétères (altération de la mémoire, immunodépression, troubles métaboliques). La résilience désigne la capacité à s’adapter et à récupérer après un stress. Elle dépend de facteurs génétiques, environnementaux et psychologiques.
La glycémie est la concentration de glucose dans le sang. Sa valeur normale à jeun est d’environ 1 g/L (5,5 mmol/L). Elle est régulée par deux hormones pancréatiques :
Diabète de type 1 : maladie auto-immune où les lymphocytes T détruisent les cellules β. Résultat : déficit total en insuline. Traitement : injections d’insuline.
Diabète de type 2 : les cellules cibles deviennent résistantes à l’insuline (insulinorésistance) et/ou le pancréas ne produit plus suffisamment d’insuline. Facteurs de risque : obésité, sédentarité, alimentation déséquilibrée, prédisposition génétique. Traitement : hygiène de vie, antidiabétiques oraux, parfois insuline.
Immunité innée (non spécifique) : première ligne de défense, rapide, présente dès la naissance.
Immunité adaptative (spécifique) : plus lente mais spécifique, elle met en jeu les lymphocytes.
Lymphocytes B : ils produisent des anticorps (immunoglobulines) spécifiques de l’antigène. Chaque anticorps possède deux sites de fixation à l’antigène. La formation de complexes immuns facilite la phagocytose. Après activation, les lymphocytes B se différencient en plasmocytes (sécréteurs d’anticorps) et en cellules mémoire.
Lymphocytes T :
Vaccination : introduction d’un antigène (atténué, inactivé ou ARNm) pour déclencher une réponse immunitaire adaptative et produire des cellules mémoire. Lors d’un contact ultérieur avec le pathogène, la réponse secondaire est plus rapide, plus intense et plus durable grâce aux cellules mémoire.