Fiches de révision droit civil L1 : personnalité juridique, capacité, droits de la personnalité, état civil, droit de la famille. Résumés clairs avec articles du Code civil pour vos partiels.
La personnalité juridique est l'aptitude à être titulaire de droits et d'obligations. Elle s'acquiert à la naissance (art. 318 du Code civil) à condition que l'enfant naisse vivant et viable. Elle s'éteint au décès (art. 78 C. civ.) ou par un jugement déclaratif de décès (art. 88 et s. C. civ.).
L'adage infans conceptus pro nato habetur quoties de commodis ejus agitur permet de faire rétroagir la personnalité juridique à la conception chaque fois que l'intérêt de l'enfant l'exige (succession, assurance-vie). La Cour de cassation l'a confirmé dans l'arrêt Civ. 1re, 10 décembre 1985.
La capacité juridique se décompose en deux branches :
| Régime | Condition | Effets |
|---|---|---|
| Sauvegarde de justice (art. 433) | Altération temporaire des facultés | Le majeur conserve l'exercice de ses droits ; possibilité de rescision pour lésion |
| Curatelle (art. 440) | Altération nécessitant assistance | Le majeur agit seul pour les actes courants, assisté pour les actes de disposition |
| Tutelle (art. 440) | Altération nécessitant représentation continue | Le tuteur représente le majeur dans tous les actes de la vie civile |
Les droits de la personnalité sont des droits extrapatrimoniaux, incessibles, intransmissibles et imprescriptibles :
L'état civil est l'ensemble des éléments qui individualisent une personne dans la société : nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, domicile, nationalité, situation familiale. Les actes de l'état civil (naissance, mariage, décès) sont inscrits sur les registres tenus par l'officier d'état civil (art. 34 et s. C. civ.).
Le mariage est une union civile entre deux personnes (art. 143 C. civ., issu de la loi du 17 mai 2013). Conditions de fond :
Le pacte civil de solidarité (art. 515-1 à 515-7 C. civ.) est un contrat conclu par deux personnes physiques majeures pour organiser leur vie commune. Il crée des obligations d'aide matérielle et d'assistance réciproque (art. 515-4).
Depuis la réforme du 26 mai 2004, quatre cas de divorce coexistent :